Avant d’adopter un Border Collie : ce que j’aurais voulu savoir sur son quotidien

Le choix du Border Collie n’a pas vraiment été réfléchi, je l’avoue. Une amie en avait un, je connaissais la race et j’habitais à la campagne, avec beaucoup d’espace. Je me disais que cela conviendrait à ce chien que j’imaginais rustique.

Tsuki allait être mon premier chien. Avant de l’adopter, je n’avais pas une idée précise de ce que deviendrait notre quotidien.

Je m’étais fié aux encouragements de mon amie et à ce que je lisais ou voyais sur les réseaux sociaux. Avec le recul, j’aurais aimé regarder davantage la vie entre les belles images.

Tsuki au calme sous le bureau

J’avais imaginé les balades, beaucoup moins le reste

J’aime marcher, j'ai la chance d'habiter dans une belle région. L’idée de partager des promenades avec un Border Collie me plaisait. Je voyais aussi un chien intelligent, capable de comprendre beaucoup de mots et de participer à toutes sortes d’activités.

Avec Tsuki, j’ai découvert que comprendre une consigne ne signifiait pas y répondre à chaque demande. J’ai également rencontré sa sensibilité, ses réactions et son besoin de proximité.

Le chien « rustique » que j’avais imaginé aimait aussi beaucoup le canapé !

Surtout, je n’avais pas anticipé ce côté pot de colle : Tsuki près de moi, dans mes jambes, attentif à mes déplacements.

Le télétravail m’a confronté à cette réalité. Nous étions dans la même pièce, moi devant l’ordinateur et lui à mes côtés. Mais être présent à la maison ne signifiait pas pouvoir travailler tranquillement.

Ses sollicitations répétées interrompaient ma concentration. Il nous a fallu construire une organisation, avec des moments ensemble et d’autres où je reprenais mon activité.

J’avais pensé à l’espace disponible. J’avais beaucoup moins réfléchi à ma disponibilité réelle.

Les premières semaines ont été une grosse claque

Je connaissais mal le développement d’un chiot et la place que des habitudes régulières pouvaient prendre dans notre vie.

Je pensais qu’il fallait beaucoup occuper Tsuki, le faire jouer, lui proposer des activités et le fatiguer. Cela me semblait être une façon de bien m’en occuper.

Il y avait aussi une pensée plus personnelle : si j’en faisais moins, j’avais peur qu’il m’aime moins.

Nous avons partagé énormément de jeux. Je suis devenu sa personne de référence dans la famille, sans pouvoir attribuer cette relation à un seul élément de notre quotidien.

Mais j’ai progressivement considéré que je le stimulais trop et que ma façon de répondre à ses demandes entretenait certaines difficultés.

Dans les premiers mois, nous avons douté de notre décision à de nombreuses reprises. Je m’en suis voulu de ne pas avoir davantage cherché à comprendre ce que vivre avec un Border Collie pouvait changer chez nous.

J’avais en tête les jolies vidéos sur Instagram et les encouragements de mon amie : « Vous allez voir, c’est un chien super. »

En vrai, les premières semaines ont été une grosse claque pour nous. Nous rencontrions des difficultés que nous n’avions pas anticipées, et Tsuki n’avait pas choisi nos attentes.

Nous avons alors décidé de nous faire accompagner par Stéphanie, une éducatrice comportementaliste experte en Border Collie (elle en a 4 : Happy, Joy, Nouba et Nessy).

Pendant cinq séances d’une heure, j’ai surtout découvert combien mes propres comportements pouvaient être ajustés : mes façons de jouer, de répondre, de parler et d’organiser nos journées.

Cet accompagnement a été un tournant pour moi. J’ai commencé à davantage observer Tsuki et à questionner mes habitudes. C’est aussi de là qu’est né Code Border, avec son principe : Structure > Fatigue.

Les questions que je me poserais avant d’adopter

Aujourd’hui, je chercherais moins à savoir si l’image du Border Collie me plaît qu’à comprendre la place qu’un chien pourrait réellement prendre dans notre foyer.

Je me demanderais :

  • Comment organiser nos journées de travail avec un chiot ?

  • Quelle place sommes-nous prêts à lui faire, y compris lorsqu’il nous sollicite à un moment peu pratique ?

  • Avons-nous parlé ensemble des changements que nous acceptons dans notre quotidien ?

  • Sommes-nous disposés à revoir nos habitudes et à demander de l’aide ?

Mon histoire ne décrit pas tous les Border Collies. Elle raconte ce que j’avais sous-estimé avec Tsuki.

Je n’ai pas de moutons, et la conduite de troupeau vue sur Instagram ne sera pas notre quotidien. Notre relation se construit aussi près du bureau, dans le jardin et pendant les moments où il ne se passe rien.

Ce qui me réjouit, c’est d’avoir continué à chercher comment avancer avec lui. J’ai le sentiment que Tsuki m’a toujours fait confiance pendant cet apprentissage partagé.

Vous renseigner avant d’adopter peut aussi vous conduire à attendre ou à reconsidérer votre projet. Mon souhait est que votre décision repose sur une vie concrète, pas seulement sur de belles images.

Pour découvrir une de ces situations, vous pouvez lire mon expérience lorsque Tsuki réclamait constamment mon attention.

AVERTISSEMENT : Ces repères partagés sur mon blog et dans mon programme découlent de mon expérience personnelle et ne remplacent en aucun cas un accompagnement individuel. En cas de douleur, peur intense, agressivité ou anxiété de séparation chez votre chiot, interrompez tout exercice et contactez votre vétérinaire ou un professionnel qualifié. Adaptez toujours la difficulté à votre chiot, sans contrainte ni punition.

« Retour d'expérience documenté avec Tsuki — Conseils non vétérinaires. »

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