Une chaussure attrapée, un objet à récupérer, quelque chose à renifler là où il ne fallait pas… Avec Tsuki chiot, j’avais parfois l’impression de passer ma journée à dire « non ».
Le problème, c’est que cela ne rendait nos journées agréables ni pour lui, ni pour moi.
J’ai donc commencé à changer non pas mon chiot, mais son environnement.
Je laissais parfois à portée de Tsuki des objets que je ne voulais surtout pas qu’il touche.
Puis j’intervenais lorsqu’il les attrapait.
Avec le recul, je lui demandais beaucoup : comprendre seul quelles étaient les règles d’une maison qu’il venait de découvrir.
J’ai commencé par faire quelque chose de beaucoup plus simple : rendre certaines erreurs plus difficiles à commettre.
Chaussures rangées, objets tentants déplacés, accès à certaines pièces limité lorsque je ne pouvais pas surveiller.
Je ne voulais pas transformer la maison en bunker. J’ai plutôt cherché quelques repères faciles à tenir au quotidien :
mettre hors de portée ce qui pouvait l’attirer ;
lui laisser des objets adaptés à disposition ;
limiter temporairement certains espaces ;
anticiper plutôt qu’intervenir sans cesse ;
élargir progressivement son environnement.
Ce qui nous a aidés, c’est de ne pas demander immédiatement à Tsuki de savoir vivre comme un chien adulte.
Tsuki a grandi et notre organisation a naturellement évolué.
Certains objets ont retrouvé leur place. Certains espaces sont devenus accessibles. Nous avons progressivement eu besoin de moins contrôler son environnement.
Mais j’ai gardé quelque chose de cette période : lorsque la même difficulté se répète, je regarde d’abord ce que je peux changer autour de lui.
Cela ne règle pas tout.
Mais chez nous, cela a permis d'éviter beaucoup de confrontations inutiles.
Vivre avec un chiot, c’est aussi accepter pendant quelque temps que la maison apprenne à vivre avec lui pendant qu’il apprend à vivre avec nous.
AVERTISSEMENT : Ces repères partagés sur mon blog et dans mon programme découlent de mon expérience personnelle et ne remplacent en aucun cas un accompagnement individuel. En cas de douleur, peur intense, agressivité ou anxiété de séparation chez votre chiot, interrompez tout exercice et contactez votre vétérinaire ou un professionnel qualifié. Adaptez toujours la difficulté à votre chiot, sans contrainte ni punition.
Le Border Collie est un chien d'une intelligence exceptionnelle, mais sans le bon équilibre entre dépense physique et mentale, le quotidien peut vite devenir un enfer. Ne restez pas démuni et stressé face à votre chiot.
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