Laisser mon chiot Border Collie seul : comment j’ai préparé mes premières absences

Quand Tsuki est arrivé à la maison, il avait un peu moins de 3 mois.

J’avais anticipé son arrivée en prenant deux semaines de vacances.

Pendant ces deux semaines, j’étais donc avec lui quasiment tout le temps.

C’était confortable pour accueillir un chiot, commencer à découvrir son rythme et lui faire peu à peu découvrir son nouvel environnement.

Mais je savais aussi que cette situation avait une date de fin.

Deux semaines plus tard, je devais reprendre le travail.

Je ne voulais pas que Tsuki découvre brutalement, un lundi matin, que celui qui avait passé ses journées avec lui disparaissait soudainement pendant plusieurs heures.

J’ai donc profité de mes vacances pour commencer à introduire quelque chose de très simple dans notre quotidien : mes premières absences.

J’ai commencé par partir quelques minutes

Au départ, je ne cherchais pas à laisser Tsuki seul longtemps.

Je sortais simplement de la maison pendant quelques minutes.

Puis je revenais.

Progressivement, j’ai augmenté ces temps d’absence.

Quelques minutes sont devenues des absences un peu plus longues.

Puis encore un peu plus longues.

Jusqu’à arriver, pendant cette période de préparation, à environ deux heures.

Je lui laissais généralement un jouet d’occupation, comme un Kong.

Ce qui m’importait surtout était que mon absence commence à faire partie des situations ordinaires de son quotidien avant ma reprise du travail.

Je savais parfaitement que ces essais répétés n'allaient pas reproduire la durée d'une véritable journée de travail.

Mais ils me permettaient au moins de ne pas passer directement de :

« Nous sommes ensemble toute la journée »

à :

« Je pars travailler. »

La reprise allait forcément constituer un changement important.

Je pouvais au moins essayer de le préparer.

J’ai commencé par lui laisser un espace sécurisé et limité

Les premiers temps, lorsque je partais travailler, Tsuki n’avait pas accès à toute la maison.

Je lui avais réservé une pièce : la cuisine.

Il y avait son panier, de l’eau, ses croquettes et un ou deux jouets.

Mais le choix de cette pièce répondait surtout à une préoccupation très concrète : je voulais pouvoir partir en sachant que l’environnement était aussi sûr que possible pour lui.

J’avais donc retiré ce qui pouvait présenter un risque.

Appareils électriques accessibles.

Rallonges.

Objets susceptibles de le blesser.

Et, autant que possible, tout ce qui n’avait rien à faire à portée d’un chiot.

Je dis « autant que possible », parce que Tsuki a parfois assuré lui-même le contrôle qualité.

Une paire de chaussures oubliée pouvait nous rappeler assez efficacement qu’elle aurait dû être rangée.

La leçon était généralement comprise.

Cette sécurisation a ensuite concerné les autres pièces, les unes après les autres.

Car le soir, lorsque j’étais présent, j’enlevais la barrière qui limitait son espace.

Tsuki pouvait alors découvrir progressivement le reste de la maison avec moi.

Cela me convenait davantage que de lui donner immédiatement accès à tout lorsque je n’étais pas là.

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La matinée était très structurée avant le départ

Lorsque j’ai repris le travail, nos journées de semaine ont rapidement pris un rythme assez précis.

Réveil vers 6 heures.

Première sortie de Tsuki pour ses besoins.

Un petit moment de jeu ensemble.

Sa ration du matin.

Puis une nouvelle sortie pour ses besoins avant mon départ vers 7 h 30.

Je rentrais ensuite du travail aux alentours de 18 h 30.

Cela représentait une longue période seul pour un si jeune chiot et je ne présente évidemment pas cette organisation comme un modèle à reproduire.

C’était la réalité de ma reprise du travail à ce moment-là.

Ce que j’avais essayé de préparer pendant mes vacances, c’était surtout le changement entre ma présence permanente des premières semaines et ces absences liées à mon travail.

Et autour de cette contrainte, j’essayais de rendre le reste de la journée aussi prévisible que possible.

Le matin avait son rythme.

Le retour avait le sien.

À mon arrivée, nous ressortions dans le jardin pour les besoins.

Puis venaient les jeux, les moments ensemble et la découverte de son environnement.

Avec le recul, cette organisation m’a aussi fait comprendre quelque chose que je retrouve souvent aujourd’hui avec Tsuki :

la structure du quotidien compte énormément pour moi.

Tsuki a très vite appris à reconnaître mon départ

Je n’avais pas besoin de regarder l’heure pour comprendre que certains signaux étaient devenus très clairs pour lui.

Le manteau.

Le sac sur les épaules.

Ma façon de me préparer.

Tsuki avait rapidement identifié cette succession de petits événements.

Il savait que j’allais bientôt partir.

Un rituel s’est alors installé entre nous.

Tsuki se couche sur le côté.

Je lui fais quelques caresses sur le dos et le museau.

Puis je pars en lui disant :

« À tout à l’heure. Tu gardes la maison. »

Je n’ai jamais décidé un matin que cela deviendrait notre protocole de départ.

Cela s’est simplement installé.

Et cela existe toujours aujourd’hui.

Cette répétition me plaît parce qu’elle correspond bien à ce que j’essaie de construire avec Tsuki : des repères simples et prévisibles dans notre quotidien.

Je ne peux évidemment pas affirmer ce que Tsuki pense de cette petite phrase.

Je peux seulement constater qu’elle fait désormais partie de notre manière de nous quitter.

J’ai davantage changé ma façon de rentrer que ma façon de partir

Les retrouvailles avec Tsuki ont toujours été beaucoup moins discrètes que mes départs.

Elles étaient très festives.

Elles le sont encore aujourd’hui.

Au début, lorsque je rentrais, je répondais immédiatement à cette excitation. Je retrouvais Tsuki et je jouais presque aussitôt avec lui.

Avec le temps, j’ai changé cette partie de notre quotidien.

Aujourd’hui, lorsque je rentre, je prends d’abord le temps d’entrer.

Je pose mes affaires.

Je laisse passer les premières manifestations d’excitation.

J’attends que Tsuki me permette de retrouver tranquillement ma place dans la maison.

Et ensuite, nous pouvons de nouveau passer du temps ensemble.

Je n’ai pas fait ce changement parce que ses retrouvailles enthousiastes me dérangent.

Au contraire.

J’aime évidemment voir Tsuki heureux de me retrouver.

J’ai simplement découvert que je n’étais pas obligé de transformer immédiatement cette excitation en activité.

Je peux rentrer.

Le retrouver.

Laisser ce premier moment passer.

Puis seulement ensuite commencer autre chose avec lui.

C’est une petite différence, mais elle rejoint beaucoup de changements que j’ai faits depuis son arrivée : je peux accueillir son excitation sans nécessairement en ajouter davantage.

Avec le recul, mes deux semaines de vacances ne m’ont donc pas seulement permis d’être présent pour l’arrivée de Tsuki.

Elles m’ont permis de préparer le moment où je ne le serais plus.

Je n’ai pas attendu ma reprise du travail pour lui faire découvrir mes absences.

J’ai commencé par quelques minutes, puis j’ai progressivement augmenté leur durée, tout en lui laissant un environnement que j’avais essayé de rendre aussi sûr et prévisible que possible.

Je ne sais pas ce qui aurait été différent si j’avais attendu mon premier jour de travail pour le laisser seul.

Je sais simplement que cette progression m’a permis, à moi aussi, d’aborder cette transition plus sereinement.

C’est finalement ce que je retiens de cette période avec Tsuki :

anticiper une rupture de rythme m’a davantage aidé que d’attendre qu’elle s’impose à nous.

Structure > Fatigue.

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AVERTISSEMENT : Ces repères partagés sur mon blog et dans mon programme découlent de mon expérience personnelle et ne remplacent en aucun cas un accompagnement individuel. En cas de douleur, peur intense, agressivité ou anxiété de séparation chez votre chiot, interrompez tout exercice et contactez votre vétérinaire ou un professionnel qualifié. Adaptez toujours la difficulté à votre chiot, sans contrainte ni punition.

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