Habituer un chiot Border Collie à la ville

Nous vivons à la campagne, mais je souhaitais que Tsuki puisse aussi m’accompagner en ville. Je voulais lui faire découvrir les rues, les bruits, les odeurs et les personnes qu’il ne croisait pas de la même manière près de la maison.

Pour habituer mon chiot Border Collie à la ville, je pensais donc qu’il fallait lui proposer ces découvertes assez rapidement.

Sa première sortie m’a montré que découvrir un environnement et s’y sentir à l’aise étaient deux choses différentes.

Une première sortie en ville que nous avons écourtée

Ce jour-là, il y avait déjà beaucoup de monde pour Tsuki. C'était l'été et les touristes se pressaient dans les villes et les villages de Dordogne. Nous nous promenions en quête d'une terrasse à l'ombre pour y boire un verre, dans une zone semi piétonne quand une moto puissante garée près de nous a démarré. Il a pris peur et s'est mis à trembler. Cela faisait une heure environ que nous nous promenions mais nous avons décidé de raccourcir la balade. En vrai, nous aussi nous étions un peu sonnés par les bruits, la foule.

Je ne peux pas attribuer toute sa difficulté à ce seul bruit. J’avais aussi l’impression que la fréquentation du lieu faisait déjà beaucoup pour lui. Le démarrage de la moto s’était ajouté au reste.

J’avais choisi cette sortie pour lui faire découvrir la ville. Mais ce que j’observais m’a conduit à revoir mon programme sur le moment.

Nous n’avions pas besoin d’aller au bout de la promenade prévue.

À la campagne, les sollicitations étaient déjà nombreuses

Sa vétérinaire m’avait fait remarquer qu’en grandissant à la campagne, Tsuki vivrait dans un environnement peu stimulant.

Je comprenais cette remarque concernant le bruit et la densité de personnes. Notre quotidien est effectivement moins bruyant qu’une rue fréquentée. Pourtant, près de chez nous, les occasions de réagir ne manquaient pas.

Des promeneurs, des cyclistes et des motards passent souvent à proximité de la maison. Au début, Tsuki voulait courir après eux ou aller à leur rencontre.

Des chevreuils vivent aussi dans un bois tout proche. Les voir partir dans les champs pouvait lui donner envie de les poursuivre.

La campagne n’était donc pas un décor sans sollicitations. Celles-ci étaient différentes de celles rencontrées en ville.

Près de la maison, une personne ou un vélo pouvait attirer toute son attention. En ville, les personnes, les véhicules, les sons et les odeurs étaient davantage réunis au même endroit.

Cette différence m’a aidé à comprendre pourquoi un environnement familier, même animé par moments, ne rendait pas automatiquement une nouvelle sortie facile.

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J’ai donné davantage de place à l’observation

Mon souhait était toujours que Tsuki puisse m’accompagner dans des endroits variés. Mais je faisais davantage attention à la place que je lui laissais pour regarder.

Face à une personne qui s’intéressait à lui, je préférais parfois rester plus loin plutôt que provoquer une rencontre. Voir quelqu’un ne devait pas forcément se terminer par un contact.

Cela rejoignait ce que j’avais compris au sujet de sa socialisation : je pouvais lui faire découvrir des personnes sans laisser chacune d’elles s’approcher pour le caresser.

Je n’en ai pas tiré une distance idéale ni une durée de sortie à appliquer partout. Mon récit ne permet pas non plus d’affirmer que ces changements ont suffi à le rendre à l’aise dans toutes les situations.

En revanche, ils ont changé ce que je regardais :

  • Ce qui attirait son attention autour de nous.

  • Ce qui se succédait pendant la même sortie.

  • Ce qui me conduisait à prendre de la distance ou à rentrer plus tôt.

Si vous vivez à la campagne avec votre chiot Border Collie, vous reconnaîtrez peut-être cette envie de le préparer à d’autres environnements.

Avec Tsuki, j’ai commencé à déplacer ma question : au lieu de penser seulement « que vais-je lui faire découvrir aujourd’hui ? », je me demandais aussi « comment vit-il ce que nous sommes en train de découvrir ? »

Pour prolonger cette lecture : Socialiser un chiot Border Collie ne veut pas dire lui faire rencontrer tout le monde.

AVERTISSEMENT : Ces repères partagés sur mon blog et dans mon programme découlent de mon expérience personnelle et ne remplacent en aucun cas un accompagnement individuel. En cas de douleur, peur intense, agressivité ou anxiété de séparation chez votre chiot, interrompez tout exercice et contactez votre vétérinaire ou un professionnel qualifié. Adaptez toujours la difficulté à votre chiot, sans contrainte ni punition.

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