Mon chiot Border Collie me suivait partout : ce que j’ai commencé à changer

Avec Tsuki, j’ai assez vite remarqué une chose : mes déplacements dans la maison pouvaient devenir ses déplacements aussi.

Je me levais, il se levait. Je changeais de pièce, il venait voir. Je revenais quelques instants plus tard, il était souvent dans les parages.

Au début, je n’y voyais pas vraiment de problème.

Après tout, j’avais accueilli un chiot Border Collie et nous étions en train de construire notre relation. Sa présence à mes côtés me paraissait assez naturelle.

Et, pour être franc, plutôt agréable.

Mais une question a fini par apparaître : est-ce que chacun de mes mouvements devait vraiment devenir un événement pour Tsuki ?

Je ne cherchais pas à ce qu’il m’ignore ou qu’il reste à distance.

J’ai simplement commencé à réfléchir à la place que je prenais dans son quotidien et aux occasions que je pouvais lui laisser de faire autre chose pendant que, moi, je vaquais à mes occupations.

Ce changement de regard m’a amené à travailler sur quelque chose que je n’avais pas forcément identifié au départ : être ensemble sans nécessairement tout faire ensemble.

Au début, je trouvais presque normal que Tsuki me suive

Lorsqu’un chiot arrive à la maison, on passe énormément de temps à s’occuper de lui.

On surveille les sorties, les repas, les temps de repos, les mordillements, ce qu’il ramasse, ce qu’il découvre…

Chez nous, cela signifiait aussi que je regardais beaucoup Tsuki et que Tsuki me regardait beaucoup.

Je pouvais donc facilement transformer mes propres déplacements en interactions.

Je me levais et je lui parlais.

Il arrivait et je le regardais.

Il me suivait et je lui accordais parfois de l’attention.

Rien de tout cela ne me semblait problématique pris séparément.

Mais j’ai progressivement compris que je pouvais aussi rendre ma présence beaucoup plus ordinaire.

Tous mes déplacements n’avaient pas besoin d’être accompagnés d’une parole, d’un regard ou d'une proposition.

Si je me levais simplement pour aller chercher quelque chose dans une autre pièce, il n’y avait parfois rien d’autre à faire que… d’aller chercher cette chose.

Tsuki pouvait venir.

Ou rester où il était.

Cette idée toute simple a commencé à changer ma façon d’aborder ces moments.

Je ne cherchais plus systématiquement à intervenir sur son comportement.

Je travaillais surtout sur le mien.

J’ai commencé à rendre mes déplacements moins intéressants

Cela ne s’est évidemment pas transformé du jour au lendemain en un chiot qui restait tranquillement installé chaque fois que je quittais une pièce.

Et ce n’était pas mon objectif.

J’ai simplement commencé à multiplier des situations très ordinaires dans lesquelles mon déplacement ne déclenchait rien de particulier de ma part.

Je pouvais me lever.

Traverser la pièce.

Faire ce que j’avais à faire.

Puis revenir.

Sans forcément appeler Tsuki, lui parler ou profiter de l’occasion pour lui proposer quelque chose.

S’il venait voir, je n’en faisais pas davantage un problème.

Ce qui m’intéressait était surtout de ne plus transformer moi-même chacun de ces petits moments en interaction.

Dans mon quotidien avec Tsuki, cela m’a aussi amené à observer davantage les moments où il faisait spontanément autre chose.

Rester quelques instants là où il était.

S’intéresser à quelque chose.

Se poser.

Continuer une occupation alors que je bougeais.

Ce sont de petites choses.

Mais elles ont commencé à m’intéresser davantage que la question : « Comment faire pour que mon chiot arrête de me suivre ? »

Parce que, finalement, ce n’était pas vraiment ce que je cherchais.

Je voulais plutôt lui laisser progressivement la possibilité de découvrir que je pouvais bouger sans que quelque chose commence forcément pour lui.

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Cette manière de voir les choses rejoint beaucoup ce que j’ai appris depuis l’arrivée de Tsuki.

J’ai parfois eu tendance à vouloir faire quelque chose face à chaque comportement : proposer une activité, occuper, détourner, parler, intervenir.

Petit à petit, j’apprends aussi à laisser davantage de place à l’observation.

Il ne se passe parfois… rien.

Et ce « rien » peut avoir sa place dans une journée.

Mon objectif n'est pas que Tsuki reste loin de moi

Je tiens beaucoup à la proximité que nous avons construite.

Je n’ai donc aucune envie de transformer notre quotidien en une succession de moments où chacun devrait rester dans son coin.

Autonomie ne signifie pas distance.

C’est plutôt cette idée qui m’intéresse aujourd’hui : nous pouvons partager énormément de choses sans que Tsuki ait besoin de participer à chacun de mes mouvements.

Il y a les moments où nous jouons ensemble.

Les sorties.

Les petites séquences d’apprentissage.

Les découvertes.

Les moments où je l’observe.

Et puis il y a aussi tous les moments ordinaires de la maison.

Je travaille.

Je prépare quelque chose.

Je range.

Je passe d’une pièce à l’autre.

La vie continue autour de lui.

J’ai commencé à voir ces moments comme une partie de son quotidien, et non comme des espaces qu’il faudrait systématiquement remplir.

Cela rejoint directement une autre question que je me suis beaucoup posée avec Tsuki : faut-il toujours occuper un chiot Border Collie ?

Chez nous, chercher à répondre continuellement à ses sollicitations ou à anticiper chaque instant par une activité ne m’a pas aidé à construire le quotidien que je souhaitais.

J’essaie aujourd’hui de trouver davantage d’alternance.

Des moments ensemble.

Des moments d’activité.

Des moments d’observation.

Des moments où il ne se passe pas grand-chose.

Et des moments où je fais simplement ma vie à quelques mètres de lui.

La progression n’est pas linéaire.

Il y a des jours et des situations où Tsuki s’intéresse davantage à mes déplacements que d’autres.

Je ne cherche donc pas à mesurer notre progression au nombre de fois où il décide de rester dans son panier lorsque je me lève.

Je regarde plutôt l'ensemble.

Est-ce qu’il existe progressivement davantage de moments où nous pouvons être au même endroit sans être constamment en interaction ?

C’est devenu pour moi un repère beaucoup plus intéressant.

Si votre chiot Border Collie vous suit partout, je comprends parfaitement que vous vous interrogiez.

Mais avant de chercher immédiatement à l’empêcher de vous suivre, une autre observation peut être intéressante : que se passe-t-il lorsque vous vous déplacez ?

L’appelez-vous ?

Lui parlez-vous ?

Lui proposez-vous souvent quelque chose ?

Vos mouvements deviennent-ils régulièrement le début d’une interaction ?

Chez nous, regarder mes propres habitudes m’a aidé à modifier progressivement certaines choses.

Pas pour apprendre à Tsuki à rester loin de moi.

Simplement pour lui laisser davantage d’occasions de découvrir que nous pouvons être proches sans forcément tout faire ensemble.

C’est une nuance, mais elle correspond bien à ce que j’essaie de construire avec lui au quotidien : moins chercher à remplir chaque instant et davantage observer, structurer et laisser de la place au calme.

Structure > Fatigue.

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AVERTISSEMENT : Ces repères partagés sur mon blog et dans mon programme découlent de mon expérience personnelle et ne remplacent en aucun cas un accompagnement individuel. En cas de douleur, peur intense, agressivité ou anxiété de séparation chez votre chiot, interrompez tout exercice et contactez votre vétérinaire ou un professionnel qualifié. Adaptez toujours la difficulté à votre chiot, sans contrainte ni punition.

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